LA 040 FIVES-LILLE N° 103 DES C.F.S.

 

La 103 Fives-Lille réelle (J.H. Renaud, coll. Jean Florin)

  Séduit par le très bon fonctionnement de mon modèle de 040 TC 934 de fabrication KLEIN MODELLBAHN (Réf. SAI 1439), mais pas vraiment séduit par sa superstructure (chaudière, abri…) j’ai décidé de le transformer en 040 T Fives-Lille de la Compagnie des Chemins de Fer Secondaires sur la ligne Mont-sur-Meurthe– Rambervillers – Bruyères.
     Cette grosse locomotive me plaît bien, tout comme cette ligne si attachante, depuis la lecture d’un article de l’ami Jean Florin, paru sous le titre : Mes amis, les « Rambers »… dans Loco-Revue N° 587, en décembre 95, époque bénie où l’on pouvait découvrir de telles « perles », signées par des auteurs ayant du style, et témoignant de choses vécues.
    Cette machine avait été fabriquée et livrée en quatre exemplaires à cette compagnie, désignées par leur constructeur du type « 144 » pour les deux premières, puis « 144 R » pour les deux autres, mais sans que l’on sache vraiment la différence. Les machines N° 101 et 102 avaient été livrées en 1926 aux CFS NE à St Quentin, N° 103 en 1933 à Rambervillers et N° 104 en 1938 à Provins.

Caractéristiques de la locomotive type 144 R. Sur l’illustration, la caisse à eau du côté droit se prolonge jusqu’à l’avant, tandis que sur les photos existantes elle est plus courte, laissant la place à la pompe à air (document Coll. Bernard Rozé).

     Sur le modèle Klein Modellbahn que j’utilise pour son châssis moteur performant, une modification doit être faite en premier lieu : le déplacement du premier essieu, car celui-ci possède à l’origine un entraxe avec le deuxième plus long que celui des trois autres, tandis que pour la 040 Fives-Lille les entraxes sont égaux entre tous les essieux.  C’est la première difficulté, il faut le reconnaître, si l’on n’est pas équipé de fraiseuse. Voici les premières opérations, et tout d’abord le diagramme de cette locomotive :

 
PHOTOGRAPHIES ET LÉGENDES DES OPÉRATIONS PAS À PAS.
1 – Démontage du modèle de base.
 
2 – Le premier essieu, trop décalé vers l’avant, et qu’il faut déplacer.
 
3 – Le nouveau trou est percé à la fraiseuse au diamètre 3 mm, au même entraxe que celui des autres essieux. Toutes les roues sont démontées et leur boudin est réduit en hauteur.
 
4 – Remontage et calage des roues. Remplacement du bloc-cylindres par celui de 040 TA Jouef (à tiroirs plans).
 
5 – Les embiellages de distribution d’origine, sur lesquels la bielle motrice – qui doit attaquer le 3ème essieu au lieu du 2ème – est déjà remplacée par une plus longue, en l’occurrence celle d’une 141 P Jouef (entraxe = 40 mm).
 
6 – Il faut tout modifier ces embiellages, du fait des bielles motrices plus longues mais aussi que les glissières de crosses doivent être doubles. Les crosses de pistons sont remplacées par celles de 141 TA Jouef et toutes les petites bielles de distribution par des éléments provenant de plaques de bielles photo-découpées d’anciens kits M.T. Ne sont réutilisées que les manivelles.
 
7 – Le dôme de vapeur peut être réutilisé, il faut réduire sa hauteur, ce qui est faisable puisqu’il est en deux parties.
                                                                          à suivre …